Art Royal Kuba

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Royaume KUBA 

Le royaume Kuba reste encore aujourd’hui l’un des rares États authentiquement africain à avoir survécu à la colonisation et à réussir à conserver ses traditions et son organisation sociale.
La structure étatique ainsi que les traditions, soigneusement mémorisées et transmises par les historiens de la cour, remontent au XVIIe siècle précisément en 1625, cependant certains historiens affirment que des traces de la civilisation Kuba remontent au Vème siècle de notre ère. L’empire Kuba, située dans l’actuelle République Démocratique du Congo est né dans le Kasaï Occidental, précisément entre les rivières Kasaï et Sankuru, province au Sud-Ouest du pays dont la ville principale est Kananga.

La femme pilier du pouvoir
Le fondateur du Royaume, le très ambitieux Shyaam a-Mbul fit en sorte d’unifier la totalité des petites entités de la région et s’inspira des bases étatiques de l’empire Kongo voisin. Le royaume Kuba est en fait une confédération d’une vingtaine royaumes et de principautés bantous dont les Luba, les Leele, les Pende, les Dengese, les Wongo et majoritairement les Kuba. Le pouvoir Politique de la femme chez les Bakuba est très important comme dans de nombreux anciens royaumes africains. En effet, la société étant matrilinéaire, c’est à travers la lignée de la mère qu’un individu peut espérer au poste de futur roi ou de grand dignitaire. C’est au 17ème siècle que le roi prénommé Woot Makup, décida d’honorer sa fille en rendant ses seuls enfants héritiers. Ce serait à partir de ce moment que l’organisation Kuba adopta une vision de pouvoir davantage centrée sur la femme.
La femme est donc le pilier du pouvoir.
L’organisation étatique des Kuba est basée sur la pouvoir du roi, la justice sociale et la démocratie. La cour, organisée de manière claire et lisible, se compose de six représentants principaux qui se chargent de gérer différentes facettes étatiques tel que l’administration, la justice ou les questions militaires.
L’Art
Les créations plastiques des Bakuba sont liées à la personne du roi, à d’importants dignitaires ou aux rituels d’initiation. Shamba Bolongongo, souverain remarquable du royaume, reste un symbole historique porteur de paix pour le peuple kuba. Roi pacificateur, ses années de règne furent caractérisées comme « l’âge d’or ». Une anecdote raconte que le Shongo, qui est une lance traditionnelle de guerre Kuba, fut interdite par ce roi. Les récits rapportent que le roi Shamba Bolongongo aimait à répéter : « Ne tuez ni homme, ni femme, ni enfant. Ne sont-ils pas les enfants de Chembe (Dieu) et n’ont-ils pas le droit de vivre ? ». Ce fut également lui qui introduit le tissage du raphia, caractéristique artistique reconnue au peuple Kuba. 
La statue de son portrait sculpté, suite à sa demande, est l’un des symboles les plus anciens d’Afrique centrale, encore conservé. Le raphia est un arbre palmier ayant des feuilles pouvant atteindre jusqu’à 25 mètres de longueur sur 4 mètres de largeur.

Textiles.
Afin d’obtenir une fibre très fine, seul l’épiderme du lobe des jeunes feuilles de palmiers est prélevé. Puis il est mis à sécher au soleil et est ensuite fendu sur toute sa longueur de manière à obtenir les fibres elles-mêmes. Celles-ci ont alors la longueur de la feuille de palmier, mais une fois nouées les unes aux autres elles permettent détisser des étoffes de taille importante. En fait, les fibres de raphia ne peuvent pas être filées. ==== Les masques.=== Les masques, Souvent sous forme de casque, représentent des personnages historiques et à chacune de leurs sorties, ils racontent dans une cérémonie savamment chorégraphiée l’histoire de la fondation de l’empire. Ces masques interviennent aussi lors des rites de passage d’un individu vers un niveau plus élevé de connaissance du milieu et de vertu.

Tout est art
 
L’art Kuba s’étend également dans la confection de différents objets : paniers, conteneurs pour vin, tambours, couteaux, couvres têtes, boîtes etc. Tous conçus avec très grand soin, d’ou la consistance des détails spécifiques à chaque objet. Vous observerez vous même la complexité des fabrications. Cette délicatesse des détails n’est d’ailleurs pas l’œuvre d’un hasard. Les Bakuba, dans leurs arts, procèdent en une matérialisation des énergies de la nature et du cosmos ce qui leur permet de créer une unité ainsi qu’une fusion existentielle entre le visible et l’invisible.

Mushagalusa Chigoho.
Assistante à la recherche, Larissa Morayo
Sources.
http://www.jstor.org/stable/pdf/25836906.pdf?_=1467643420876 http://www.urome.be/fr2/histanc.htm http://art-masque-africain.com/index.php/fr/masques/congo/2254/masque-kuba-300-
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